Articles des résidences

Noaya Hakateyama : exploration photographique

2 septembre au 3 octobre 2026

Son parcours

Naoya Hatakeyama est considéré comme l’un des plus importants photographes japonais contemporain. Il est né en 1958 au Japon, à Rikuzentakata dans le département d’Iwate. En 1997, il reçoit le Prix de la Photographie Kimura Ihei et le Prix d’Art Mainichi en 2000. Il expose aux Rencontres d’Arles en 2003 et 2009. Il reçoit le Prix du Ministère japonais de l’Éducation pour son exposition « Natural Stories » au Musée de la Photographie de Tokyo en 2011, présentée ensuite au Musée Huis Marseille à Amsterdam puis en 2012 au Musée d’Art moderne de San Francisco (SFMOMA).

Après le tsunami de mars 2011, il participe à l’exposition « Architecture. Possible here ? Home-for-All » créée dans le Pavillon japonais sous l’égide de Toyo Ito pour la Biennale Internationale d’Architecture de Venise en 2012 (lauréat du Lion d’or pour la meilleure participation nationale). Élu Ambassadeur de la Culture japonaise à l’étranger en 2015 par le Secrétariat à la Culture japonais, il réside 5 mois au Mexique. En 2016 il reçoit le Prix du photographe de l’année décerné par la Société Photographique japonaise. Depuis 2017, Naoya Hatakeyama a exposé Rikuzentakata 2011-2016 à Mexico (Museo Archivo de la Fotografia), à Nantes (Le Lieu Unique), Excavating the future city au Minneapolis Institute of Art, Tsunami Trees au Musée National d’Art Moderne de Tokyo et à la galerie Taka Ishii de Tokyo.

Ses photographies sont conservées dans plusieurs collections : National Museum of Modern Art d’Osaka et de Tokyo, Tokyo Metropolitan Museum of Photography, Metropolitan Museum of Art de New-York (MET), MoMA, Musée d’Art moderne de San Francisco (SFMOMA), Museum of Fine Arts de Houston, Yale University of Art Gallery de New Haven, Swiss Foundation for Photography de Winterthur, Maison Européenne de la Photographie de Paris, Victoria and Albert Museum, Tate Gallery de Londres.

Ses principales publications sont : Lime Works (Synergy 1996, Seigensha 2008, 2025), Underground (Media Factory 2000), Atmos (Nazraeli Press 2003), La Houillère de Westphalie (Nazraeli Press et Textuel 2006), Terrils (Light Motiv 2011), Blast (Shogakukan 2013), Kesengawa (Kawadeshobo Shinsha 2012 et Light Motiv 2013),  Rikuzentakata (Kawadeshobo Shinsha 2015 et Light Motiv 2016), Excavating the Future City (Aperture 2018), Tsunami Trees (Shogakukan 2024 et Light Motiv 2026).

Son projet de résidence

Naoya Hatakeyama a toujours fait des photographies de paysages et d’architecture à travers lesquelles il tente de saisir la relation de l’homme avec la nature. Pendant sa résidence dans le Périgord, il cherche à explorer un lieu où culture, ou histoire, et nature se heurtent. Il réalise une recherche plus spécifique sur la notion de risque naturel et de vulnérabilité, notamment liée à la nature karstique de la roche qui caractérise les sous sols de la Dordogne.

Le résultat de ces recherches françaises rejoindra le travail qu’il a mené jusqu’ici au Japon et viendra nourrir conceptuellement l’idée de l’universalité de la catastrophe, le mécanisme de réparation, les manières dont ces événements transforment l’attachement des personnes à leur territoire.

La résidence de Naoya Hatakeyama vient nourrir deux projets partenaires qui investissent la notion de vulnérabilité en Dordogne, en Bretagne et au Japon :

Le projet de territoire LEYRAUDIE actuellement mené avec la Mairie d’Excideuil, à la suite de l’effondrement d’une falaise karstique en 2024 qui a immobilisé le bourg pendant un an. Cette expérimentation mêlant mobilisation citoyenne, approches artistiques et scientifiques accompagne les habitants de la petite ville, à appréhender de nouvelle forme de vulnérabilité liés à l’eau et à la roche et de concevoir collectivement des aménagements du bourg en lien avec la dynamique et vulnérabilité hydrogéologique.

Le projet de recherche et de création SAIGAI, porté par l’Université de Bretagne Occidentale en collaboration avec le centre d’art contemporain Passerelle à Brest, le Gamadasu Dome Museum de Shimabara, le Unzen Volcanic Area UNESCO Global, Geopark de Kyushu et l’Université Waseda de Tokyo. Réunissant des artistes et des chercheurs en géosciences marines, ce projet interdisciplinaire a pour objectif l’étude des mécanismes de protection et de reconstruction des populations qui vivent aux abords du volcan Unzen, sur la péninsule japonaise de Shimabara (Kyushu).

Quand et où le rencontrer

Dimanche 20 septembre – Les Grandes Fenêtres à Excideuil : Rencontre accompagnée de projections autour de sa démarche photographique autour de la relation de l’homme avec la nature et de son dernier livre « TSUNAMI TREES”, dans le cadre des journées du patrimoine autour des deux thèmes nationaux « Patrimoine de la photographie » et « Patrimoine en péril : raviver, résister, ré imaginer”.

Dans son ouvrage, il met en relation notre place humaine dans un monde de « nature transformée » que nous modelons à grands renforts de routes, de digues et de constructions, en nous déconnectant de la dynamique autant pérenne qu’éphémère de la nature. Un monde qui peut être rasé en un instant par la puissance implacable d’une vague. Mais qui sait, aussi, se réadapter après le chaos, la disparition, et qui renaît petit à petit.

Jeudi 23 septembre – Les Grandes Fenêtres à Excideuil : Rencontre “Mes hésitations face à la photographie numérique”. 

Alors que le matériel nécessaire à la photographie argentique se fait de plus en plus rare (et cher!) Naoya Hatakeyama reste attaché à cette technique tout en se posant des questions sur les deux mondes de l’argentique et du numérique. Il propose de partager ses réflexions alors qu’il vit et travaille au cœur d’importantes transformations.

Samedi 03 octobre – Maison de la culture du Japon à Paris : Rencontre/projection autour du livre « TSUNAMI TREES”.

Vous avez aimé ce post ? Partagez-le !

0 commentaires sur “Noaya Hakateyama : exploration photographique

Laisser un commentaire